Précisions au sujet de l’article de La Presse

Philippe Rochette opticien

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’article paru dans La Presse le 25 avril dernier a fait jaser. Je vais profiter de ce blogue pour faire deux précisions importantes :

À propos du terme opticien communautaire  

Avant de lancer le Bonhomme à lunettes en 2007, personne n’utilisait le terme « opticien communautaire ». Je l’ai choisi justement pour cette raison : il me permettait de mettre en relief mon modèle d’affaires, mais aussi de refléter mes convictions profondes. Le terme est désormais utilisé un peu partout au Québec. J’en suis flatté. Ces entreprises ont imité mon modèle, avec ma bénédiction. J’ai même contribué à leur démarrage parce que j’ai la conviction profonde que les lunettes doivent être accessibles pour tous.

Il y a cependant une exception : Monsieur Lunettes. Le problème avec Monsieur Lunettes, c’est qu’il mise sur la confusion pour attirer notre clientèle chez lui. Il a choisi le nom Monsieur Lunettes parce qu’il sait très bien que certaines personnes m’appellent ainsi. Pourquoi il sait? Parce qu’il a travaillé pour moi pendant 5 ans. Il a même poussé l’audace jusqu’à imiter le graphisme et le texte de notre site en plus de profiter de son expérience ici pour solliciter les organismes avec lesquels je travaille depuis des années en Montérégie. Je trouve tout cela particulièrement malhonnête.

À propos du terme « scandaleux »  

J’ai utilisé le terme « scandaleux » pour parler du prix des lunettes. Plusieurs de mes compétiteurs m’en tiennent rigueur. C’est de bonne guerre. Après tout, dans notre système capitaliste, la valeur de quelque chose est intimement liée à ce que les gens sont prêts à payer pour. Ce que je trouve scandaleux, c’est l’accessibilité. Les lunettes sont essentielles. Comme on le répète depuis longtemps : voir clair, ce n’est pas un luxe. Alors que les prix des loyers et des paniers d’épicerie montent, je ne veux pas que les gens se privent de voir clair. Ni de manger. Ni de payer le loyer.

Quand je travaillais dans certains bureaux avant de me lancer en affaires, j’ai vu des gens quitter les mains vides parce qu’ils n’avaient tout simplement pas les moyens de s’acheter des lunettes. 14 ans plus tard, je continue de trouver ça scandaleux.